La décharge non contrôlée

19 octobre 2015

IMG_0683À propos de la rue du Fléchoux, au printemps nous avions déjà évoqué à deux reprises l’existence d’une décharge non contrôlée. La municipalité s’était alors engagée à faire nettoyer et réparer la route par l’entreprise responsable du dommage. Six mois plus tard …
Photos à l’appui, cette décharge non contrôlée sur le bassin de la Combe s’est encore dégradée : les tas de déchets sont de plus en plus nombreux et non stabilisés en bordure de rivière, la route vraiment sale se distingue à peine du sentier pédestre, l’entrée non protégée du champ laisse voir des déchets suspects et des camions chargés ne cessent de passer alors que la route est interdite aux plus de 5,5 tonnes.
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Le maire a précisé que des personnes avaient déposé plainte auprès de la mairie et que l’officier de police judiciaire avait été dépêché pour la énième fois auprès du propriétaire. Apparemment, cela s’avère bien inefficace !!! Au-delà de ces avertissements répétés, que compte faire la commune ?

26 mai 2015

Le mois dernier, nous avons appris qu'une décharge de déchets avait été ouverte sur le versant sud de la rivière de la Combe. Il s'agit de la rivière responsable de la rupture de la route de Cayola l'année dernière. N'ayant reçu aucune information de la municipalité, nous avons eu confirmation que la dite décharge de plusieurs milliers de mètres carrés a été ouverte avec apport de plusieurs milliers de tonnes de déchets. Apparemment aucune autorisation n'a été sollicitée, ni de déclaration effectuée. De plus, la route communale a été très sérieusement dégradée.
Nous avons demandé de vérifier l'état juridique de la question. Nous avons indiqué, qu'en plus de la responsabilité du transporteur de déchets, celle du maître d'ouvrage dont proviennent les déchets et celle du propriétaire du terrain où ils sont déposés pourraient être recherchées. la-route-baie-de-cayola-cassee-la-pelleteuseLe Maire de la commune de Talmont-Saint-Hilaire, officier de police judiciaire a toute latitude pour rechercher si la légalité est respectée. Par ailleurs nous avons insisté pour que les dégâts à la voirie communale soient réparés au plus tôt.
Nous restons très attentifs à ce dossier qui pose également la question de l'écoulement des eaux de la rivière.

27 avril 2015

Nous avons constaté un défilé impressionnant de camions apportant une quantité colossale de déchets sur la rive gauche de La Combe, remblayant une surface extrêmement importante. Pour rappel, le stockage de remblai est soumis à la loi de 2005 du code de l’environnement qui définit les déchets admissibles, les conditions d’exploitation et de remise en état des installations. Ces considérations nous a amenés aux questions suivantes :
a) Aucun affichage ne montre que l’installation a fait l’objet d’une autorisation pourtant obligatoire dans ce cas. Pourquoi ?
b) Ce déblai, même à supposer qu’il soit inerte, est déposé très près de la Combe (20 m est la distance fixée par la loi) … Sans faire de catastrophisme, on peut craindre qu’il n’y ait un impact sur la morphologie du cours d’eau. Une étude préalable a-t-elle été menée ?
c) Ce déblai arrive d’une ville limitrophe … Les dégâts occasionnés sur la route sont impressionnants.Qui va payer les travaux de remise en état ?
d) Puisque nous en étions aux problèmes d’environnement, nous avons souhaité également connaître les suites de l’affaire de La Miltière ?
Pour ce qui concerne le stockage du déblai, il nous a été répondu :
- que l'installation est conforme à la loi, la police municipale s'étant rendue sur les lieux pour vérification,
- et que les travaux de réfection de la route seraient demandés à la société responsable.
Quant à La Miltière, on nous a précisé que l’affaire suivait son cours et que le dossier était sur le bureau du Procureur.
Nous restons vigilants sur les suites de ces deux affaires environnementales.