La qualité de l’eau

15 décembre 2014

Nous nous sommes exprimés sur la question N°26 portée à l'ordre du jour du conseil municipal : Avis sur le SAGE (Schéma d'Aménagement et de Gestion des Eaux)
bandeau-guittiere.jpgTrois remarques :
1. Elle concerne l'article 1 qui consistait à interdire l'accès libre au bétail, aux cours d'eau.
Monsieur le maire, vous proposez de supprimer cette disposition : est-ce à dire que le bétail pourra à nouveau boire aux cours d'eau ? Depuis fort longtemps les agriculteurs s'étaient vu enjoindre de pourvoir à des points d'eau situés sur leurs propriétés ? Avec la suppression envisagée, c'est un retour en arrière sur les pratiques établies avec bon sens. Nous considérons que cette disposition ouvre un risque sanitaire. Qui peut aujourd'hui être garanti contre un risque épidémiologique dont le meilleur agent conducteur est l'eau ?
2. Elle touche à l'objectif N°3 sur la qualité de l'eau.
" Le contrôle de l'assainissement non collectif disparaît sous couvert d'une bonne connaissance de l'installation". La bonne connaissance d'une installation suffit-elle à se préserver de tout risque ? Méditons un fait récent : au Château d'Olonne, il y a quelques temps, le lac du Tanchet a été interdit à la pêche durant plusieurs semaines car, malgré une bonne connaissance des installations, les urines des fauves du zoo sont venues polluer les eaux du lac ... Contrairement à votre option, nous considérons qu'il est de plus en plus nécessaire de renforcer la prévention, la vigilance sur la qualité de l'eau et notamment en rappel de ma remarque, lors du précédent conseil municipal, concernant les risques liés à l'installation de la porcherie industrielle sur la commune du Poiroux. Cet équipement prévu pour 890 truies et 50 cochettes, 5 verrats soit 22648 porcelets par an, basé sur un haut de versant (à 67 m d'altitude) présente des risques objectifs d'effluents vers le lac de Fanfarine/Sorin et le bassin ostréicole de la Guittière.
3. La dernière remarque vise la disposition N°31
Vous proposez de retirer tout contrôle sur les sédiments de dragage rejetés à la mer. Nous pensons, au contraire, qu'il y a lieu de conserver, là encore, une vigilance sur les granulats de dragage et les boues du port, qu'ils soient rejetés en mer ou répandus sur les terres.
Malheureusement, en dépit de nos trois remarques, les dispositions présentées par le maire de Talmont ont été entérinées par la majorité des conseillers.

30 juin 2014

Notre intervention en questions diverses, sur la problématique de l'eau à Talmont-Saint-Hilaire. (voir le texte intégral)